Maison Deman

Grande enquête · Empire, Brabant, Namur et Wallonie

De Barberousse à Johnny, Carole et Sandrine Deman

Une histoire partagée avec leurs cousins Lebon, Tagliafero, Wauthy et les familles apparentées — vingt-sept générations, huit siècles et un verrou documentaire encore ouvert.

BRepères historiques et archives éditéesCChemin transmis par l’arbre familialTAscendance confirmée par JohnnyOuvertPont La Hamaide–Jacquet à documenter

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De l’empereur noyé en Anatolie aux familles de Wagnelée et de Villers-la-Ville.

En 1190, un empereur disparaît dans un fleuve d’Anatolie. Plus de huit siècles plus tard, son nom apparaît dans l’arbre de Johnny Deman. Entre les deux : les Hohenstaufen, le Brabant, l’Artois, Namur, les La Hamaide, les Jacquet et les Wauthy. Cette page ne transforme pas cette route en légende dorée : elle montre ce que les sources établissent, ce que l’arbre transmet et l’endroit exact où l’enquête doit encore travailler.

Reconstitution artistique de Frédéric Barberousse et de son armée en Anatolie
Barberousse en Anatolie. Reconstitution artistique créée pour le projet familial ; elle ne représente pas un portrait authentifié.

L’empereur en mouvement

Frédéric Ier de Hohenstaufen, dit Barberousse, naît vers 1122. Roi des Romains en 1152 puis empereur en 1155, il cherche à restaurer l’autorité impériale, notamment en Italie. Sa lutte contre les communes lombardes et la papauté marque son règne ; après la défaite de Legnano en 1176, la paix de Constance reconnaît une large autonomie aux villes tout en maintenant leur lien avec l’Empire.

À la fin de sa vie, il conduit l’armée germanique de la troisième croisade. Le 10 juin 1190, il meurt noyé dans le fleuve Saleph, aujourd’hui Göksu, en Anatolie. Il ne fut pas le dernier empereur du Saint-Empire : cette ancienne formule est corrigée dans le dossier familial.

La route de l’arbre en 27 générations

La liste suivante reproduit un chemin conservé dans l’arbre de Johnny. Les personnages historiques sont connus, mais la présence de deux noms successifs dans cette liste ne dispense jamais de documenter leur lien de parenté.

  1. Frédéric Ier Barberoussevers 1122–10 juin 1190 · empereur
  2. Philippe de Souabevers 1177–1208 · roi des Romains
  3. Marie de Hohenstaufenvers 1200–1235 · épouse d’Henri II de Brabant
  4. Mathilde de Brabant1224–1288 · épouse de Robert Ier d’Artois
  5. Robert II d’Artois1250–1302 · comte d’Artois
  6. Philippe d’Artois1269–1298 · seigneur de Conches
  7. Marie d’Artoisvers 1291–1364 · comtesse de Namur
  8. Guillaume le Riche de Namur1324–1391 · comte de Namur
  9. Jean III de Namurmort le 1er mars 1429
  10. Jean de Namur, dit de Trivièresfils naturel · vivant en 1502, mort avant le 28 décembre 1508
  11. Antoine de Namurseigneur de Trivières · époux de Jacqueline/Jeanne d’Ittre
  12. Philippe de Namurchevalier · seigneur de Trivières et Bouwez
  13. Marie II de Namurseptembre 1523–9 mai 1603 · épouse de Jacques/Jean II de La Hamaide
  14. Charles de La Hamaidevers 1543–28 décembre 1596 · gouverneur de Binche
  15. Jeanne/Jenne de La Hamaideraccord retenu dans l’arbre · identité exacte encore ouverte
  16. Jean Jacquet1611–1684 · bailli de Saint-Amand
  17. Marie Jacquet1633–1702 · mère certaine d’Armand Wauthi
  18. Armand Wauthi1658–1694
  19. François Wauthiez, ou Wathy1692–1779
  20. François Joseph Wauthy1730–1814
  21. Nicolas Joseph Wauthiez1762–1820
  22. Armand Joseph Wauthy1805–1885
  23. Hubert Joseph Wauthy1844–1902
  24. Amand Joseph Wauthy1887–1955
  25. Paula Wauthy1919–2008
  26. Annie Lebonnée en 1953 à Marbais
  27. Johnny Demanné en 1972 à Nivelles

Jean de Trivières : le maillon namurois retrouvé

Reconstitution artistique d’un acte concernant Jean de Namur en 1502
Jean de Namur et l’acte de 1502. Reconstitution artistique ; les références écrites, et non l’image, fondent l’enquête.

Un acte de 1437–1438 publié dans les Annales de la Société archéologique de Namur cite ensemble Philippe, seigneur de Dhuy et de Bayart, et Jean, son frère, seigneur de Trivières, tous deux fils naturels du défunt Jean, comte de Namur. Jean vend encore personnellement le fief de Selles le 7 mai 1502. Son fils Pierre est ensuite qualifié d’héritier de feu Jean le 28 décembre 1508. La mort en 1455 donnée par une ancienne version de l’arbre est donc rejetée.

Le verrou de 1602 : Jeanne Marie ou Marie ?

La nouvelle enquête du 2 septembre 2026 a identifié une cote décisive : Archives départementales du Nord, 8B1/30791, sous-dossier 2. Le catalogue ParleFlandre décrit un contrat du 26 septembre 1602 entre Marie de Gulpen et six enfants, dont Jeanne Marie de La Hamaide. Il décrit aussi le partage parental de 1596 et le contrat de mariage de Charles de La Hamaide et Marie de Gulpen.

Mais une Marie de La Hamaide, fille du même couple, épouse Pierre de Tenremonde en 1602. Leur monument funéraire à Bachy confirme le couple. Le tableau Pattou conservé dans le projet représente Marie et une Jeanne distinctes, ce qui rend possible l’existence de deux sœurs sans la prouver par un acte.

Des seigneuries aux familles de Wagnelée

Reconstitution artistique de Wagnelée entre campagne et mine
Wagnelée, entre campagne et mine. Reconstitution artistique du passage des lignées anciennes aux vies rurales et ouvrières.

À partir d’Armand, le nom change de graphie — Wauthi, Wauthiez, Wathy, Wauthy — tandis que les titres cèdent la place aux métiers de journalier, chaînier, cultivateur et houilleur. La route mène à Amand Joseph Wauthy, à Paula Wauthy, puis à Annie Lebon et Johnny. C’est précisément ce contraste qui donne sa force au récit : l’histoire impériale n’efface pas les vies ordinaires, elle finit par les rejoindre.